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Notre conseil du moment  (28 Avril 2010)

QUELLES SOLUTIONS CHOISIR POUR REDUIRE SON ISF ?

Impôt par excellence le plus détesté en France par ceux qui le payent (539 000 foyers selon Le Figaro du 24 juillet 2009),
l'Impôt de Solidarité sur la Fortune n'en est pas moins qu'un outil de redistribution dixit les différents gouvernements l'ayant mis en place ou maintenu. Pourtant, son poids dans le budget de l'Etat est extrêmement faible puisque l'administration fiscale a collecté l'année dernière 3,13 milliards d'euros soit à peine plus de 1% (250 milliards d'euros en 2009). Pour être éligible à cet impôt, il faut détenir un patrimoine net (actif - dette) de plus de 790 000 €. Enfin, dernier point : la moyenne de l'imposition est à 5 800 € en 2009.

Ce chiffre est en baisse depuis 2 ans pour 2 raisons :

- La valorisation des actifs immobiliers et financiers sont moindres par rapport celle  de 2007 suite à la crise liée au "subprimes".
- Le gouvernement de Sarkozy a introduit plusieurs lois permettant de limiter son montant : le bouclier fiscal, l'investissement dans des Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI) et des Fonds d'Investissements de Proximité (FIP) habituellement utilisés pour réduire l'Impôt sur le Revenu, les holdings, les dons à des organismes d'utilité public ou encore l'investissement en direct dans une PME ou TPE, en création ou en augmentation de capital. Chacune de ces solutions bénéficie de condition de réduction d'impôts qui leur est propre.

Lors de la Loi de Finances 2010, le gouvernement a fortement diminué l'intérêt économique des FCPI et FIP ainsi que celui des holding (lire notre article juridico-fiscal de janvier 2010). Reste donc les autres solutions sauf que, investir dans une PME ou une TPE recelle un risque certain qui est difficle à évaluer : n'est pas expert-comptable qui veut. Ainsi, nous vous présentons une solution qui nous semble attractive par sa simplicité à savoir la mandat de conseil d'ARKEON FINANCE.

L'objectif de ce mandat est de vous faire participer à des augmentations de capital sur un panier de 20 sociétés. Le montant minimum d'investissement est d'une part de 1 005,65 € dont 47,89 € de commission de conseil (soit 5%). Le montant maximum dépend du montant de votre ISF (la réduction n'est pas un crédit d'impôt) sachant que l'administration fiscale ne permet pas de réduire cet impôt de plus de 50 000 €. Compte tenu du taux de réduction de 75%, le maximum éligible est donc de 66 372,90 € pour 66 parts. Cet investissement est peu chargé en frais par la suite puisqu'il n'y aucun frais de gestion, aucun droit de garde (si les titres sont conservés en nominatif pur). Ainsi, chaque investisseur bénéficie de la totalité de la progression de l'action.

ARKEON FINANCE est une société de Bourse spécialisée dans les petites et moyennes entreprises (moins de 1 milliards d'euros de capitalisation soit 85% des titres de la cote parisienne). Elle contribue au dynamisme du tissu économique français puisqu'elle a réussi à lever plus de 800 millions d'euros en 5 ans. Lors de la durée de l'investissement, ARKEON FINANCE vous informe de la valorisation de vos titres et vous envoie un compte-rendu sur la santé des sociétés 2 fois par an (consultable aussi par internet). In fine, elle peut aussi s'occuper de la revente des titres sur le marché sachant qu'elle ne peut avoir lieu qu'à partir du 31 décembre 2015 au plus tôt sous peine de rendre l'économie d'impôts correspondante.

Vous avez jusqu'au 11 juin 2015 pour y souscrire mais, sachant qu'il y a un plafond à partir duquel ARKEON FINANCE n'aceptera plus de nouvelles souscriptions et qui correspond à la somme des augmentations de capital, nous vous encourageons à nous contacter rapidement pour vérifier la disponibilité de cet investissement ou pour obtenir de plus amples informations.

Focus marchés  (28 avril 2010)

HARO SUR LA DETTE SOUVERAINE

La bourse de Paris a connu un premier trimestre 2010 quelque peu perturbé pour terminer ce dernier avec une petite hausse de 1% à 3 974,01 points. Après avoir connu un bon début d'année, il s'est rapproché des 3 500 points suite aux difficultés rencontrées par la Grèce pour assurer le refinancement de sa dette, revenant par la suite grâce à l'apparente mobilisation du FMI et de la Communauté Européenne pour la sauver d'une banqueroute.

Comme nous le disions en janvier 2010, le plus gros risque actuel pour la croissance est le specte d'un krach obligataire avec, comme incidence majeure, la nécessité pour les états de revoir leur politique de gestion de leur dette. En 2008 et 2009, les déficits publics de tous les pays dits "développés" se sont creusés de manière très importante mais il fallait un soutien "keynésien" pour sortir de la récession et pour éviter d'entrer en dépression. Ainsi, comme nous le verrons plus bas, la croissance est là, à nos pieds, mais les intervenants de marchés se demandent maintenant (seulement ?) à quel prix la devons-nous !!!

Les symptômes grecs sont pourtant assez simples : son déficit 2009 atteint 13,6% du PIB et le total de sa dette arrive dorénavant à plus de 115% du PIB. Pour mémoire, le pacte de stabilité de la Banque Centrale Européenne "impose", à chaque état de la zone Euro, des seuils de 3% et 60%. L'état grec doit donc trouver de l'argent pour financer son budget sous peine d'être en cessation de paiement d'ici le 19 mai. La BCE et le FMI sont donc venus à son chevet pour l'aider à trouver une solution et surtout, à un coût "abordable" (5%) : comme tout le monde vend leurs emprunts grecs, leurs taux à 10 ans sont montés à plus de 10% d'intérêts contre moins de 3,5% pour l'Allemagne et la France. Ainsi, après un premier plan d'austérité sans précédent, le gouvernement grec va devoir remettre une couche afin de permettre à son pays de revenir dans le pacte de stabilité en 2012 après quasiment 9% prévu en 2010.

Evidemment, la Grèce n'est pas la seule dans le cas et c'est là que le bas blesse. Certes, l'aide prévue ne devrait être que de 45 milliards d'euros à comparer aux 160 milliards de dollars que le gouvernement américain a employé pour sauver l'assureur AIG : une goutte d'eau donc pour la BCE. Mais, ce qui est redouté, c'est une contagion à toute la communauté Européenne avec, aux premiers rangs, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne voir l'Italie. Esseulé, chaque problème serait facilement résolu mais, si tous ces pays devaient demander assistance à l'Europe en même temps, quels seraient les "bons élèves" pouvant supporter une nouvelle surcharge de dettes ? L'Allemagne, historiquement très attentif à ses statistiques, représente le seul espoir avec la France, mais dans une moindre mesure. On se dirigerait certainement vers une implosion de la zone Euro, des dévaluations et pourquoi pas, le retour des monnaies nationales. On comprend mieux ainsi baisse inoxérablement de l'euro face à toutes les monnaies (et surtout le dollar) pour représenter 1,32 $ contre 1,43 $ à fin 2009.

Trève de scepticisme et voyons maintenant les raisons qui nous poussent à être optimistes.

Les prévisions de croissance pour 2010 viennent d'être revues à la hausse par le FMI avec une croissance mondiale estimée à 4,2% soit 0,3% de mieux que les mêmes prévisions faites en janvier dernier (pour mémoire, la croissance mondiale 2007 a été de 5%). Bien évidemment, le plus gros est généré par le retour d'une croissance ferme (durable ?) aux Etats-Unis à 3,1% et par les pays émergents avec 10% en Chine (passant à la deuxième devant le Japon), quasiment 9% en Inde, 8,7% en Asie, 5,5% au Brésil, 4,7% en Afrique et 4,1% en Amérique Latine. Seul, l'Europe, au titre du plus mauvais élève, ne générera qu'une croissance de 1% avec des disparités parmi les pays concernés : la France à 1,5%, le Royaume-Uni à 1,3% et l'Allemagne à 1,2% tandis que l'Espagne et la Grèce verront encore baisser leur PIB de , respectivement, 0,4% et 2%. Preuve de la bonne santé économique actuelle des pays émergents, l'ensemble de ces pays ont commencé tout doucement à restreindre l'accès aux crédits en augmentant leur taux (ou devraient bientôt le faire comme le Brésil ou l'Inde) grâce à une reprise économique non inflationniste. Côté chômage, une toute petite lueure commence à se distinguer aux Etats-Unis.

Côté micro-économie, les résultats des entreprises cotées ne cessent de s'améliorer que cela soit en Europe ou outre-atlantique. Leurs prévisions pour 2010 sont aussi à la hausse (d'après les premiers résultats trimestriels) ce qui nous laisse penser que, une fois le problème grec résolu, les marchés pourraient connaître un rally haussier pour intégrer dans les cours les dernières bonnes nouvelles parues mais négligées actuellement.

A nouveau, nos recommandations vont vers une plus grande diversification en continuant de privilégier les pays émergents, les petites et moyennes entreprises ainsi que les matières premières. Il nous semble opportun de revenir aussi vers les marchés américains dont le cycle économique apparaît être sur la bonne voie.

 

Le fonds du moment  (28 avril 2010)

MONETA MULTI CAPS

Le fond Moneta Multi Caps (part A) a généré une performance de +17,9% depuis sa création contre -23,9% pour le CAC 40 et -22,5% pour le SBF 250 (références du fonds). La performance 2010 s'établit à +3,4%. Lancé en 2006, ce fonds est géré depuis l'origine par Romain BURNAND, l'un des associés-fondateurs de MONETA Asset Management (société de gestion créée en 2003). Auparavant, il a été analyste financier pendant 15 ans. 

MONETA Asset Management est une société de gestion indépendante détenue à 100% par les dirigeants et salariés. Leur unique métier est la gestion d’OPCVM actions et ils disposent pour cela d’une équipe de premier plan (7 professionnels de l’investissement pour un effectif total de 11 personnes et plus de 900 millions € d’actifs gérés à fin 2009). Leur méthodologie est avant tout le « stock-picking », c’est-à-dire qu'ils sélectionnent des valeurs au cas par cas et uniquement pour leurs qualités intrinsèques. Leur gestion est active, non benchmarkée et animée par des convictions fortes. Les effets de mode ou la composition des indices boursiers ne sont pas des critères de choix. Leur philosophie d’investissement est donc fondamentale car ils s'attachent à comprendre par eux-mêmes les sociétés qu'ils étudient afin d’en déterminer leur juste valeur. L'équipe de gestion réalise son propre travail d’analyse des sociétés ce qui leur permet d’aller là où les autres ne vont pas et d’être totalement indépendants d’esprit dans leurs choix d’investissement. Leur indépendance (capitalistique et d’esprit), leur concentration sur la seule gestion de leurs fonds et l’expérience de leur équipe sont des atouts majeurs dans la mise en œuvre de leurs convictions.
 
Moneta Multi Caps est un fonds actions françaises investi dans des sociétés de toutes tailles (grandes, moyennes et petites capitalisations). Des sociétés peu connues comme Altamir, Tessi, ou Recylex côtoient dans le portefeuille des noms plus habituels comme Sanofi Aventis ou BNP Paribas. Moneta Multi Caps dispose ainsi d’un champ d’investigation d’une très grande richesse, bien plus large que la majorité des fonds actions. S’ajoute à cela l’avantage procuré par la flexibilité du portefeuille, nécessaire pour traverser le mieux possible les différentes configurations de marché. Le fonds peut, en effet, être mobile et arbitrer en fonction du contexte boursier entre grandes, moyennes et plus petites valeurs.

Moneta Multi Caps est éligible au PEA et son exposition aux actions sera donc toujours supérieure à 75%. L’objectif est de surperformer le marché des actions sur une longue période.
Le travail d’analyse des sociétés est réalisé en interne et mobilise à temps plein une équipe de quatre professionnels de l’investissement : Romain Burnand, Thomas Perrotin, Andrzej Kawalec et Alexandre Sanchini.

28 avril 2010
Copyright Moneta Asset Management

NOTRE AVIS : Moneta Multi Caps est un fonds d'actions qui investi, à la fois, sur les petites, moyennes et grandes capitalisations : fait assez rare, cela permet d'avoir un fonds qui peut tirer partie de la hausse de toute la cote contrairement à tous ces confrères qui choisissent d'être plutôt l'un ou l'autre. Malgré un historique de performances assez récent, le gérant a su créer de la valeur alors que l'ensemble des indices a subi des pertes durant la même période.

Autre information qui a son importance : le gérant est investi personnellement à hauteur de la moitié de son patrimoine financier dans les 2 fonds qu'il gère, Multi Caps et Micro Entreprise : autre gage de sérieux auprès des investisseurs.
 
Informations générales :

- Code ISIN (part A) : FR0010298596
- Forme juridique : FCP de droit français
- Classification : Actions françaises
- Date d'agrément AMF : 7 mars 2006
- Date de création : 24 mars 2006
- Détention recommandée : Supérieure à 5 ans
- Devise de cotation : Euro

Annexes :

- Présentation de la société : www.moneta.fr/presentation-moneta/index.php
- Détail du fonds (dont prospectus) : www.moneta.fr/fonds/moneta-multi-caps.php
- Stratégie de gestion : www.moneta.fr/gestion/stock-picking/index.php

Ci-contre : Romain BURNAND, gérant et associé-fondateur de Moneta Asset Management.


 

Performance
2010

Performance
à 1 an
Performance
à 3 ans
Performance
à 5 ans
Performance
à 10 ans
Performance
depuis la création
Moneta Multi Caps (part A) +3,4% +44,9% -8,2% - - +17,9%
CAC 40 +1,0% +41,6% -29,5% - - -23,9%

Moneta Multi Caps : FCP de droit français valorisé en euro - créé le 24 mars 2006 - agréé par la COB (devenu AMF) le 7 mars 2006. Les performances de fonds Moneta Asset Management peuvent diverger significativement et durablement, à la hausse comme à la baisse, de celles d'indices boursiers, fournies ici à titre purement indicatif. En outre, ces performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.

  
Performances : source Moneta Asset Management. Totalement indépendante de la composition des indices de marché, la méthodologie d'investissement mise en oeuvre par Moneta Asset Management obéit à une logique de prises de participations dans un nombre réduit d'entreprises cotées, sélectionnées à partir d'une analyse approfondie de leur valeur économique et du retour sur investissement qu'elles offrent à long terme. En conséquence, les performances des fonds gérés par Moneta Asset Management peuvent diverger significativement et durablement, à la hausse comme à la baisse, de celles des indices de marché, fournies ici à titre purement indicatif.


Nouveautés juridico-fiscales  (28 avril 2010)

Peu de nouveautés ce trimestre à part sur les contrats d'assurance-vie dits "euro-diversifiés". Le principe de base consistait à adapter l'article R. 142-8 du Code des assurances à savoir :

bloquer totalement son capital investi (contrat non rachetable hormi 3 cas graves tel un décès) pendant une période temporaire d'au moins 8 ans.

investir au moins 20% de l'actif sur un fonds euros diversifié géré plus dynamiquement sur une période de 8 ans habituellement.

L'avantage de ces 2 contraintes était que la valeur totale du contrat (capital + intérêts) sortait de l'assiette d'éligibilité à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Ces contrats possédaient ainsi les mêmes avantages, au regard de cet impôt, qu'un contrat retraite Madelin ou un Plan d'Epargne Retraite Populaire (PERP).

Mais, selon une instruction du 4 janvier 2010 (BOI 7 S-4-10), l'administration fiscale a taillé dans le vif le peu d'assureurs ayant entrepris de commercialiser ce type de contrats (la gestion d'un fonds euros diversifié se révèle complexe) en estimant que l'indisponibilité "temporaire" du capital ne permet pas d'échapper à son décompte dans l'impôt le plus décrié de France.

Mais alors quid des personnes ayant déjà investies de cette manière ? Les assureurs tentent actuellement de trouver une parade mais sans garantie de bonne fin. Etant donné que l'instruction date du 4 janvier 2010 et qu'elle a été publiée au Journal Officiel le 12 janvier 2010, il ne se passe rien pour la déclaration ISF à faire pour le 15 juin prochain. Par contre, pour la suite, il faudra réintégrer les sommes investies. Quand au caratère d'indisponibilité du capital, il y a de fortes probabilités que chaque assureur proposera une modification contractuelle à chaque souscripteur pour rendre ce capital disponible tel un contrat d'assurance-vie classique.

 

Focus marchés  (20 janvier 2010)

2010 : REPRISE OR NOT REPRISE ?

La bourse de Paris a clôturé quasiment au plus haut de l'année 2009 à 3 936,33 points soit +20,2% par rapport à fin 2008 malgré un environnement économique peu flatteur : chômage massif, croissance négative, déficits publics exponentiels, endettement surdimensionné... Malgré cette hausse, l'indice CAC 40 reste nettement en deçà de son niveau pré-faillite Lehman Brothers (4 332 points à la clôture du 12 septembre 2008).

Les marchés ont réagi favorablement aux diverses tentatives pour résorber la crise économique mondiale née du dégonflement de la bulle des "subprimes". Parmi ces dernières, l'émergence d'une entente au niveau international (G20), combinée aux plans de relance les plus importants jamais mis en place, a rassuré les investisseurs et a permis de récupérer une petite part de la baisse de 2008 (-42,7%) qui correspond seulement, à notre avis, au changement de biais psychologique passant d'ultra négatif à neutre.

Mondiale, la crise ? Pas tout à fait voir même pas du tout. "LA" grande question début 2008 était de savoir comment pouvaient s'en sortir économiquement les pays émergents si leurs acheteurs, les pays développés, entraient en récession voir en dépression. Nous pouvons dire maintenant qu'il n'y a pas eu de tsunami économique puisqu'une grande partie de ces pays (Chine, Inde, Brésil, Tigres asiatiques) a traversé l'orage et est déjà repartie de l'avant avec des croissances exceptionnelement élevées au regard des prévisions pour 2010 qui sont du même niveau qu'en 2007 (ce qui est loin d'être le cas pour les Etats-Unis et la zone Euro). D'ailleurs, les investisseurs ne s'y sont pas trompés puisque les indices de ces différentes places affichent des performances boursières annuelles de l'ordre de +50 à +120% en 2009.

Comme disait Pierre DAC, "la prévision est difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir", l'exercice habituel en ce début d'année n'est pas chose aisée.

Encore une fois, c'est outre-atlantique qu'il faudra regarder. Là aussi, les marchés américains ont progressé de 20% pour le Dow Jones et pratiquement de 25% pour le S&P 500 en 2009 (meilleures performances annuelles depuis 2003). Même si les perspectives de croissance sont intéressantes (de l'ordre de 2,5%), il ne faut pas oublier que l'économie américaine représente entre 1/2 à 2/3 de l'économie mondiale et donc la reprise mondiale ne pourra pas se faire sans le leader. Les investisseurs porteront un oeil attentif sur l'évolution du marché immobilier et sur la consommation intérieure (qui a toujours été le moteur principal de la croissance américaine) afin de pouvoir établir que la crise est bien derrière nous.

Mais, si un retour a de meilleures fortunes semble se dessiner, d'autres challenges poitent le bout de leur nez. Les banques centrales ont soutenu les marché et l'économie grâce à une politique de taux très bas (quasi nuls aux Etats-Unis, au Japon et à 1% pour la Banque Centrale Européenne) pouvant créer à nouveau une bulle de liquidités. De plus, les plans de relance ont augmenté les dettes souveraines de manière très significatives et, parfois, ont été financés en partie par création monétaire. Le prochain risque pourrait être donc obligataire (affluence de vendeurs dans le but de réinvestir en actions ou en immobilier) et le spectre d'un krach aurait une portée certainement plus forte que les "subprimes" puisqu'il entraînerait le dollar vers une descente aux enfers que personne ne souhaite.

Quel serait alors notre sauveur ? Les pays émergents, bien entendu. Et, en particulier, la Chine. Fort d'une croissance revenue autour de 10%, ce pays ne peut laisser filer le dollar au risque de voir sa richesse fondre comme neige au soleil. Son plan de relance a été dirigé majoritairement vers le consommantion intérieure afin d'être moins dépendante des exportations. Mais l'émergence d'un consensus sur l'affaiblissement du dollar a amené le "Pays du matin calme" à diversifier ses actifs. D'ores et déjà, on ne peut pas ignorer la hausse de l'or en 2009 (+40%) principalement dû au renforcement des pays émergents, et en première ligne la Chine, afin de se protéger en partie d'un krach du dollar. Le financement de l'économie américaine (achat de dollars pour pouvoir acheter des obligations américaines) pourrait trouver une fin prochaine entraînant le cours de l'or vers des sommets (on peut actuellement entendre des prix allant jusqu'à 4 000 $ l'once contre un peu moins de 1 200 $ de nos jours).

Nous recommandons donc une grande vigilance pour vos placements en 2010 : il nous semble important d'arbitrer votre patrimoine vers plus de dynamisme en cédant une part significative de vos encours obligataire et monétaire pour revenir vers les marchés actions. Parmi ces derniers, les places émergentes, mais aussi les matières premières, sont à privilégier. Quant aux types d'allocation, les fonds de "croissance" et de petites ou moyennes valeurs devraient surperformer.

 

Nouveautés juridico-fiscales  (20 janvier 2010)

La nouvelle Loi De Finances 2010 a apporté son lot de modifications. Ce nouveau millésime est marqué par une chasse aux niches fiscales dont nous vous en présentons les principales mesures.

Barème IR 2010 :

    - 0% jusqu'à 5 875 € (pour une part)
    - 5,5% de 5 876 à 11 720 €
    - 14% de 11 721 à 26 030 €
    - 30% de 26 031 à 69 783 €
    - 40% au-delà de 69 784 €.

• Plafonnement des niches fiscale : Instauré pour les revenus 2009, la règle change déjà après un seul exercice en passant d'un montant total de 25 000 € + 10% du revenu imposable à 20 000 € + 8% du revenu imposable. A noter : ce plafond porte sur l'ensemble des diverses réductions (garde enfants, emplois à domicile, dons, FCPI et FIP, PERP, Robien, ...). Néanmoins, les contribuables ayant signés une promesse d'achat immobilier type Scellier, Scellier Outre-Mer ou Bouvard seront exonérés et donc la réduction liée à leur investissement sera exclue du calcul.

• Scellier / Bouvard : Là encore, la loi mise en place en 2009 (en remplacement de la loi Robien) est modifiée afin d'inclure la notion de Bâtiment Basse Consommation (BBC). Le gouvernement souhaite donc toujours relancer la construction puisque cette loi est la plus avantageuse depuis Périssol (Loi De Finances 1996) mais il souhaite contraindre les promoteurs à devenir plus écologiques (ainsi que les contribuables).
Ainsi, la réduction d'impôts est maintenue pour 2010 à 25% du prix du bien (étalée de manière linéaire sur 9 ans) pour passer à 15% en 2011 et 10% en 2012. Dans le même temps, si votre investissement respecte les normes BBC, la réduction reste à 25% en 2011 et passera à 20% en 2012. Ce dispositif est aussi valable pour les souscripteurs de parts de SCPI Scellier. • Assurance-vie : Si un décès intervient à partir du 1er janvier 2010, lors de la transmission des capitaux aux bénéficaires d'un contrat en unités de compte, les plus-values réalisées seront taxées des prélèvements sociaux (12,1% actuellement) alors qu'elles en étaient exonérées auparavant.

• Plus-values de cessions de titres : Elles seront dorénavant taxées des prélèvements sociaux (12,1%) dès le premier euro. L'imposition aux revenus reste redevable uniquement à partir d'un montant total annuel de cessions de 25 730 €.

Donations aux petits-enfants : La limite d'âge du donateur passe de 65 à 80 ans. Le montant de la donation exonéré de droits de mutation est maintenu à 31 395 € si le bénéficaire (donataire) est un enfant, un petit-enfant ou un arrière-petit-enfant.

• FCPI et FIP : Les gérants devront atteindre le quota d'investissement de 60% en PME innovantes (FCPI) ou en PME régionales (FIP) en 16 mois au total contre 30 mois actuellement. De plus, après une première période de 8 mois, 50% du quota total devra être atteint. Cette mesure concerne aussi bien les fonds à destination d'une réduction à l'IR ou à l'ISF.

• Holding ISF : Ils devront contenir un maximum de 50 actionnaires.

 

Notre conseil du moment  (20 janvier 2010)

POURQUOI INVESTIR MAINTENANT AVEC LA LOI SCELLIER ?

La loi Scellier (et son aménagement Bouvard pour la location meublée) a été créée en remplacement de la loi De Robien dans le but de soutenir le marché immobilier résidentiel neuf. En d'autres termes, la crise économique pouvait affecter durablement l'activité et il fallait préserver l'emploi chez les promoteurs et les constructeurs (ce dernier représente un des plus gros pourvoyeurs de notre tissu social). Le gouvernement n'a pas lésiné et nous a offert une loi corrigeant tous les défauts des anciennes moutures.

Aiinsi, depuis le 1er janvier 2009, les investisseurs, achetant un bien neuf dans le but de le louer en tant que résidence principale du locataire et pendant 9 ans minimum, bénéficient d'avantages fiscaux très importants (les plus forts depuis la loi Périssol datant du 1er janvier 1996) à savoir :

- Une réduction d'impôts de 25% du montant de l'investissement (valeur du bien + frais de notaire) dans la limite de 300 000 € par an.
- Cette réduction est étalée sur 9 ans de manière linéaire.
- La quote-part de réduction annuelle dépassant l'impôt sur le revenu est reportable pendant 6 années glissantes.
- Possibilité d'étendre la location de 6 années supplémentaires (Scellier social anciennement Borloo) : réduction d'impôts de 2% par an soit un total de 37%.
- Possibilité de louer à un ascendant ou un descendant si ce dernier ne fait pas parti de votre foyer fiscal (impossible, par contre, en Scellier social).
- Aménagement Bouvard : possibilité d'acheter un bien loué meublé.
- Economie de la TVA (19,6%) si achat dans le cadre Bouvard et en Résidence de Tourisme Classée.

Ainsi, l'ensemble de ces avantages offre une belle opportunité mais qui a ses contraintes.

En effet, la Loi De Finances 2010 vient changer quelque peu les règles mais elle devrait avoir une influence non négligeable sur le marché. Prévue pour être disponible jusqu'en 2012, tout en abaissant le taux de réduction d'impôts à 20% pour 2011 et 2012, la loi incorpore maintenant une biais environnemental. Malgré les souhaits du Sénat, le dispositif reste en l'état actuel pour 2010. Il n'est modifié qu'à partir de 2011 en avantageant les constructions dites "BBC" (Bâtiment Basse Consommation) au détriment des constructions classiques. Les taux de réduction sont les suivants :

- 2011 : 25% pour le "BBC" et 15% en classique.
- 2012 : 20% pour le "BBC" et 10% en classique.


Donc, en théorie, vous avez jusqu'au 31 décembre 2010 pour réaliser cet investissement dans le dispositf classique sinon, afin d'optimiser, attendre 2011 et investir en "BBC". Sauf que le décrêt donnant les critères de la norme "BBC" n'est toujours pas publié (au moment où nous écrivons cet article). Les promoteurs auront donc trop peu de temps pour revoir les programmes en cours de préparation pour une commercialisation immédiate début 2011. De plus, le surcoût que ce type de construction va engendrer est très vague rendant l'analyse financière de ce futur investissement incertaine.

Compte-tenu de l'évolution économique, un autre paramètre va prochainement rentrer en ligne de compte à savoir les taux de crédits immobiliers. Ces derniers ont fortement baissé en 2 ans passant de plus de 5% à 3,70% (sur 15 ans). Si la croissance française continue sa remontée (prévisions de l'ordre de 1,4% à 2,2%), les taux remonteront petit à petit en 2010 et 2011.

Pour conclure, l'investisseur potentiel a tout intérêt à anticiper la hausse de la demande en se portant acquéreur très tôt en 2010 (1er semestre) plutôt que d'attendre la fin de l'année. Il bénéficera des taux de crédits très bas, d'une offre immobilière encore importante avant une raréfaction due au passage d'une construction classique à la norme "BBC" et aura donc le choix dans la typologie du bien (studio,T2 ouT3), l'orientation, l'étage...

 

Le fonds du moment  (20 janvier 2010)

VALEUR  INTRINSEQUE

Pastel & Associés : la performance et la robustesse de son approche font à nouveau la différence.

Le fond Valeur Intrinsèque (part P) a généré une performance de +54,7% depuis sa création contre -25,5% pour MSCI World en euros dividendes réinvestis (référence du fonds). La performance 2009 s'établit à +57,2%. La crise, affectant depuis deux ans les marchés financiers, a de nouveau confirmé le bien fondé et la robustesse de l'approche, développée en interne par l'équipe de recherche et d'analyse de Pastel & Associés. Valeur Intrinsèque investit dans un nombre limité de sociétés (25 à 30 valeurs) sélectionnées sans aucune considération pour la composition des indices, les thématiques à la mode et le jeu des opinions ou anticipations qui animent et agitent en permanence les marchés financiers.

Ces sociétés, généralement suffisamment solides pour traverser la crise, sont, selon David PASTEL (gérant de Valeur Intrinsèque et Président-fondateur de Pastel & Associés), susceptibles de renforcer leur position par rapport à des concurrents affaiblis, et par là même, d'accroître leur valeur économique à long terme. Elles présentent en outre la caractéristique commune d'être bien gérées par des équipes de direction expérimentées et généralement investies au capital de leur entreprise.

Valeur Intrinsèque, dans sa structure actuelle, continue de présenter des niveaux de marge de sécurité satisfaisants. A un horizon de cinq ans ou plus, son potentiel de rentabilité, estimé à partir des valeurs intrinsèques des sociétés en portefeuille, apparaît élevé. Pastel & Associés conçoit un investissement comme une participation à un business et non à un cours de bourse qui oscille sur un écran. C'est pourquoi, Valeur Intrinsèque a vocation à détenir ses principales positions dans la durée et est destiné à des investisseurs prêts à conserver leurs parts pendant cinq ans ou plus.

20 janvier 2010
Copyright Pastel et Associés

NOTRE AVIS : Valeur Intrinsèque est un fonds d'actions internationales investi principalement sur les marchés d'Amérique du Nord, du Royaume-Uni et de la zone Euro. Il est composé d'un nombre réduit de sociétés et se distingue par son biais non indiciel. Il fait l'objet d'une gestion pragmatique de l'exposition au risque de change afin de viser une valorisation en euro. L'objectif poursuivi par la méthodologie est, pour chacune des participations entrées en portefeuille, l'obtention d'un retour sur investissement élevé à moyen/long terme avec une minimisation du risque de perte durable en capital.

Son remarquable rebond en 2009 ainsi que la surperformance à long terme en font un investissement de référence en matière de diversification. Son exposition aux Etats-Unis et au Royaume-Uni devrait lui permettre de croître encore dans les prochaines annnées dès que la croissance s'installera durablement dans ces zones géographiques.


Informations générales :

- Code ISIN (part P) : FR0000979221
- Forme juridique : FCP de droit français
- Classification : Actions internationales
- Date d'agrément AMF : 18 mai 2001
- Date de création : 6 juin 2001
- Détention recommandée : Supérieure à 5 ans
- Devise de cotation : Euro

Annexes :

- Présentation de la société : www.pastel.fr/public/fr/presentation_societe.asp
- Détail du fonds (dont prospectus) : www.pastel.fr/public/fr/valeur-intrinseque
- www.pastel.fr/public/fr/revue_de_presse.asp
- www.pastel.fr/public/fr/actualites.asp
- www.pastel.fr/public/fr/palmares.asp

Ci-contre : David PASTEL, gérant et Président-fondateur de Pastel & Associés.
 

 

Performance
2009

Performance
à 1 an
Performance
à 3 ans
Performance
à 5 ans
Performance
à 10 ans
Performance
depuis la création
Valeur Intrinsèque (part P) +57,2% +57,2% -13,8% +11,8% - +54,7%
MSCI World (€) div. réinvestis +26,7% +26,7% -24,0% +7,5% - -25,5%

Valeur Intrinsèque : FCP de droit français valorisé en euro - créé le 6 juin 2001 - agréé par la COB (devenu AMF) le 18 mai 2001. Les performances de fonds Pastel & Associés peuvent diverger significativement et durablement, à la hausse comme à la baisse, de celles d'indices boursiers, fournies ici à titre purement indicatif. En outre, ces performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.

   Performances : source Pastel & Associés. Totalement indépendante de la composition des indices de marché, la méthodologie d'investissement mise en oeuvre par Pastel & Associés obéit à une logique de prises de participations dans un nombre réduit d'entreprises cotées, sélectionnées à partir d'une analyse approfondie de leur valeur économique et du retour sur investissement qu'elles offrent à long terme. En conséquence, les performances des fonds gérés par Pastel & Associés peuvent diverger significativement et durablement, à la hausse comme à la baisse, de celles des indices de marché, fournies ici à titre purement indicatif.

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